Échanges extérieurs

 
Les échanges intra-firmes (ou intragroupe)

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L'impact de l'énergie
Le rôle de la croissance
L'euro
La compétitivité
Les échanges intra-firmes
Quels effets ?
QCM

 

50 % des entreprises réalisant un chiffre d’affaires à l’exportation supérieur à 1 million d’euros sont sous le contrôle d’une firme multinationale : 5 900 sous contrôle d’une étrangère, 6 300 sous contrôle d’une française. Elles cumulent 88 % de ces exportations. 5 100 sont sous contrôle d’un groupe franco-français. Les entreprises indépendantes sont les plus nombreuses (6 800), mais ne réalisent que 32 milliards d’euros d’exportations, soit presque autant que les groupes franco-français. L’industrie et le commerce représentent 80 % des exportations de ces plus grosses exportatrices.

L’organisation des entreprises multinationales et leurs liens dans la décomposition internationale du processus de production suscitent un intérêt grandissant. Ces entreprises sous-traitent tout ou partie de la production de produits intermédiaires à des fournisseurs étrangers indépendants ou internalisent celle-ci au travers de leurs filiales étrangères.
Dans le modèle d’Antràs (2003), les entreprises s’internationalisant choisissent non seulement leur localisation géographique, mais également le type de contrôle qu’elles désirent exercer sur chacune des unités de production. Une entreprise désireuse d’importer un bien intermédiaire peut alors contracter avec un fournisseur indépendant (on parle alors d’« outsourcing »), ou importer ce bien d’une de ces filiales (dans ce cas, on parle d’importation intra-firme). Le choix de posséder ou non le fournisseur est déterminé de manière endogène. Dans le modèle, le processus de production requiert deux inputs spécifiques. L’un est produit par l’entreprise, dans notre cas localisée en France, et l’autre est produit par le fournisseur, localisé à l’étranger. En suivant la logique de Hart et Moore (1990), Antràs montre que c’est l’importance relative de ces deux inputs dans la production du bien final qui détermine l’effort d’investissement des deux entreprises.
L’agent dont la contribution au revenu est la plus importante reçoit en effet la propriété de l’actif. En admettant que l’entreprise française fournisse le capital et le fournisseur étranger le travail, et si le bien final est intensif en capital, alors l’investissement de l’entreprise française est crucial et il est préférable d’intégrer le fournisseur étranger. Les importations seront alors de type intra-firme.

 

Questions :

 L'expression « échanges intra-firmes ou intragroupe  » désigne :

 
 
 
 Selon l'auteur, quel est le choix stratégique auquel les grands groupes sont confrontés ?
 
 
 
 
 Quelle est la justification des échanges intra-firmes ?
 
 
 
 

Mise à jour en août 2016