Consommation

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Les déterminants de la consommation
Quels effets ?
Consommation et croissance du PIB
L'impact de la consommation sur la croissance

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Quels effets ?
 

En 2020, la dépense de consommation finale des ménages chute de 7,1 % en volume, après une hausse de 1,8 % en 2019 (figures 1 et 2). Cette chute est sans précédent dans l’histoire des comptes nationaux français, établis depuis 1949. La dépense de consommation finale des ménages contribue pour – 3,6 points à l’évolution du produit intérieur brut (PIB), également en recul historique (– 7,9 %, après + 1,8 %). Le repli de l’activité comme celui de la consommation sont très largement consécutifs à la crise sanitaire liée à la Covid-19 : les mesures de fermeture d’établissements et les restrictions de déplacements liées aux confinements ont ralenti l’économie et modifié la structure de la consommation. La consommation effective des ménages, incluant les dépenses directement financées par la collectivité, recule aussi de façon marquée (– 6,6 %). En effet, la dépense de consommation individualisable des administrations publiques (APU) se replie (– 4,9 %), ainsi que celle des institutions sans but lucratif (– 6,9 %). [...]

En valeur, le revenu disponible brut (RDB) des ménages résiste malgré le contexte économique : il progresse de 1,0 %, après + 3,4 % en 2019. Par ailleurs, les prix de la dépense de consommation ralentissent (+ 0,6 %, après + 0,8 %). Ainsi, le pouvoir d’achat du RDB ralentit nettement, mais continue de croître malgré la chute de l’activité (+ 0,4 %, après + 2,6 %). Cette progression inclut toutefois un effet démographique : une fois calculé par unité de consommation, le pouvoir d’achat est stable en moyenne (0,0 %, après + 2,0 %) [...]. Dans le même temps, les dépenses de consommation finale baissent nettement avec les mesures de restrictions liées à la crise sanitaire (– 7,1 %, après + 1,8 %). Ainsi, les gains de pouvoir d’achat des ménages sont bien plus dynamiques que leur consommation, ce qui entraîne une hausse exceptionnelle de leur taux d’épargne : celui-ci gagne 6,3 points pour s’établir à 21,4 % du revenu disponible brut en 2020. Le taux d’épargne des ménages est à son plus haut niveau depuis 1960. Une fois déduites les dépenses pré-engagées, le pouvoir d’achat du revenu arbitrable par unité de consommation progresse modérément (+ 0,3 %, après + 2,3 % en 2019). Il est légèrement plus élevé que le pouvoir d’achat du revenu total, car les dépenses pré-engagées se replient (– 0,6 %). Difficilement renégociables à court terme, elles diminuent toutefois nettement moins que les autres dépenses (– 10,4 %).

  Questions :    
  En 2020, le revenu disponible brut des ménages diminue.
  En 2020, le pouvoir d'achat du revenu arbitrable des ménages diminue.
   En 2020, la consommation effective des ménages diminue
   Le taux d'épargne augmente car la consommation diminue alors que le pouvoir d'achat du revenu augmente
 
Pour approfondir
Les effets sur l'investissement
 
Mise à jour en juin 2021