Développement durable

Introduction
Pilier économique
Pilier social
Pilier écologique
Les indicateurs agrégés
Limites du PIB
L'épargne nette ajustée
L'empreinte écologique
L'indice de développement humain (IDH)
  La dimension santé
  La dimension éducation
  La dimension niveau de vie
  Évolutions de l'IDH (monde)
  IDH et empreinte écologique
Tests

Qu'est-ce que l'Indice de développement humain ?

Parmi les indicateurs dits « alternatifs » au PIB (Produit intérieur brut), le plus connu est certainement l’IDH [Indice de développement humain]. Ce succès s’explique en partie par le soutien d’Amartya Sen, prix Nobel d’économie en 1998, qui, longtemps sceptique, a fini par reconnaître son utilité : « Nous avons besoin d'une mesure, disait Mahbub¹, aussi simple que le PNB [Produit national brut] - un seul chiffre - mais qui ne soit pas aussi aveugle que lui face aux aspects sociaux de la vie humaine. Mahbub espérait non seulement que l'IDH améliorerait, ou du moins compléterait utilement le PNB, mais aussi qu'il susciterait un intérêt pour les autres variables qui sont amplement analysées dans le Rapport mondial sur le développement humain... » (contribution spéciale au Rapport mondial sur le développement humain 1999).
L’intérêt de l’IDH, selon son propre auteur, est sa capacité à remettre en cause les classements établis par une simple comparaison des revenus par tête, en intégrant d’autres dimensions du développement humain comme la santé et l’éducation.
« Le développement a pour objet d’élargir, pour les êtres humains, le champ des possibles dans son ensemble, et pas seulement les revenus » (PNUD, 1995, p. 14). Cette approche conduit à ne plus limiter la pauvreté à l’absence de ce qui est nécessaire au bien-être matériel et à l’étendre à « la négation des opportunités et des possibilités de choix les plus essentielles au développement humain » (PNUD, 1997, p. 4). Dans ce cadre, l’accent n’est plus seulement mis sur le progrès matériel mais sur le bien-être humain. Ce changement de perspective où la science économique est au service de l’être humain n’est finalement qu’un retour à la problématique humaine développée entre autres par les philosophes grecs (en particulier Aristote)...
L’IDH, comme l’ensemble des indicateurs synthétiques, n’est évidemment pas exempt de critiques. En particulier, le choix relativement arbitraire de ses composantes élémentaires et des pondérations qui permettent leur agrégation en un indice synthétique. Une autre critique, d'ordre plus statistique, est faite à l’IDH : sa forte corrélation avec le PIB… Cette forte corrélation pose la question de son utilité puisqu’il apporterait peu d’information supplémentaire… Enfin …, c’est un indicateur macroéconomique, qui ne rend pas compte des inégalités de distribution du bien-être qu’il est censé mesurer.

¹ Mahbub ul Haq est le père du Rapport mondial sur le développement humain réalisé par le Pnud (Programme des nations unies pour le développement) chaque année depuis 1990.

 
Questions :
Parmi les réponses ci-dessous, sélectionner celles qui correspondent à des avantages de l'IDH :
Parmi les réponses ci-dessous, sélectionner les informations correctes :
   
Mise à jour en août 2016

Vous avez raison.
L'Indice de développement humain (IDH) est un indicateur agrégé (ou synthétique). Il résume donc le niveau de développement humain par un seul chiffre, ce qui lui confère simplicité et lisibilité.

Vous vous trompez.
L'Indice de développement humain (IDH) est un indicateur agrégé (ou synthétique) et non un tableau de bord. Il ne prend donc en compte qu'un nombre nécessairement limité d'aspects du développement humain. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publie également d'autres indicateurs agrégés permettant de prendre en compte davantage d'aspects du développement humain (cliquez sur « autres variables » dans le texte pour une description).

Vous avez raison.
L'Indice de développement humain (IDH) prend en compte plusieurs dimensions du développement humain, comme la santé et l'éducation. Il s'agit là de son principal avantage, de sa « raison d'être », en comparaison de la seule dimension monétaire contenue dans le PIB ou les revenus.

Vous avez raison.
L'économiste indien Amartya Sen a produit de nombreux travaux dans les domaines de la pauvreté, de la justice sociale et de la mesure du bien-être. Ces travaux, essentiellement théoriques, mettent l'accent sur la diversité des aspects qui constituent les possibilités et les opportunités des êtres humains de réaliser leur vie. Ils ont inspiré la mise en place de l'IDH au début des années 1990.

Vous vous trompez.
Les résultats des pays, en termes d'Indice de développement humain (IDH), sont fortement corrélés à ceux en termes de PIB (ou de revenu par tête) : les pays les plus « riches » (niveaux de PIB par tête élevés) ont généralement un IDH très élevé, inversement pour les pays les plus pauvres. D'où une critique qui peut être formulée à l'égard de l'(in)utilité de l'IDH : le PIB ne suffirait-il pas, en pratique, pour mesurer le développement humain ?

Vous vous trompez.
L'Indice de développement humain (IDH) ne prend pas en compte les inégalités, ni en termes de revenus, ni en termes de santé, ni en termes d'éducation. Un pays avec un IDH très élevé peut donc, théoriquement, être un pays avec des inégalités très fortes. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a fait le choix de prendre en compte les inégalités au travers d'autres indices comme l'Indice de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI) ou l'Indice des inégalités de genre (IIG) (cliquez sur « autres variables » dans le texte pour une description).

Outre l'Indicateur de développement humain (IDH), le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) publie et analyse d'autres variables et indices relatives au développement humain. Les dimensions concernées sont l'éducation, la santé, le revenu mais aussi la démographie, les inégalités, la sécurité humaine, la viabilité environnementale. Parmi les indices calculés par le PNUD, et qui complètent l'IDH dans l'appréhension du développement humain, se trouvent l'Indice de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI) ainsi que l'Indice de développement de genre (IDG) et l'Indice d'inégalité de genre (IIG). Voir la page du PNUD recensant l'ensemble des variables et indices.

Vous avez raison.
L'empreinte carbone par habitant rapporte l'empreinte carbone (exprimée en millions de tonnes équivalent CO2) au nombre d'habitants. Si l'empreinte carbone a augmenté entre 1990 et 2000 (de 3,9 %) et que l'empreinte carbone par habitant est restée inchangée, c'est bien que la croissance démographique (donc du nombre d'habitants) a été supérieure à la croissance de l'empreinte carbone.

Vous vous trompez.
L'empreinte carbone par habitant rapporte l'empreinte carbone (exprimée en millions de tonnes équivalent CO2) au nombre d'habitants. Son évolution dépend donc de l'évolution de l'empreinte carbone (le numérateur) et de celle du nombre d'habitant (le dénominateur).

Vous avez raison.
Sachant que les émissions sur le territoire ont diminué entre 1990 et 2010, l'empreinte carbone ne peut avoir augmenté que si les émissions associées aux importations ont (fortement) augmenté.

Vous vous trompez.
La baisse des émissions sur le territoire entre 1990 et 2010 peut difficilement être associée à une hausse des émissions des établissements implantés sur le territoire.

Vous vous trompez.
Si l'empreinte carbone a augmenté entre 1990 et 2010, c'est, par définition, que l'impact de la consommation en terme d'émissions de gaz à effet de serre est devenu plus important.