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L'emploi global - Explications

L’indice du coût du travail permet d’apprécier les variations, en euros courants, des dépenses encourues par les employeurs pour une heure de travail. Il porte sur le secteur marchand non agricole (SMNA), hors services aux ménages.
Après une progression voisine de 1 % par an en moyenne de 2015 à 2017, le coût horaire du travail a augmenté de 2,6 % en 2018, puis de 1,6 % en 2019. En 2020, dans le contexte de la crise sanitaire, il a nettement accéléré : + 4,1 % en moyenne sur l’année. La hausse a été particulièrement forte lorsque le recours au chômage partiel a été massif, lors du premier confinement au printemps et, dans une moindre mesure, lors du deuxième à l’automne.

Ce dispositif de chômage partiel conduit à substituer des indemnisations, majoritairement prises en charge par l’État et non considérées comme du salaire, à une partie des salaires. Son application se traduit donc par une réduction des salaires versés, ainsi que du nombre d’heures rémunérées par les employeurs. En 2020, les salaires se sont toutefois moins contractés que les heures, renchérissant ainsi le salaire horaire et, de ce fait, le coût horaire du travail. Cela est principalement dû à un effet de composition : les salariés les plus concernés par le chômage partiel, donc par une baisse de leurs heures rémunérées, sont souvent des ouvriers et des employés, dont les salaires horaires sont les plus faibles. Dans une moindre mesure, cela s’explique aussi par le fait que certains montants correspondant à des salaires ont pu continuer à être versés par les employeurs, même s’ils ne l’étaient pas en compensation d’un travail effectif (par exemple, pour compléter les indemnisations perçues par les salariés en chômage partiel afin de maintenir leur niveau de rémunération). [...]

Les salaires bruts versés par les employeurs représentent en moyenne 70 % du coût du travail. De 2015 à 2019, le salaire moyen par tête (SMPT) dans le SMNA (secteur marchand non agricole), mesuré en euros courants (salaires nominaux), a fluctué entre + 1,6 % et + 2,1 % par an. En 2020, malgré la reconduction et l’extension de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat, il a chuté de 4,9 % en moyenne sur l’année ; il s’est notamment effondré au deuxième trimestre (– 14,3 % sur un an) avec le recours massif au chômage partiel qui s’est en grande partie substitué aux salaires et a permis de préserver nombre d’emplois. En termes réels (i.e. une fois ôtée la hausse des prix), le SMPT s’est replié de 5,5 % en moyenne en 2020, moins fortement que la productivité apparente du travail (– 8,2 %).

Dans les administrations publiques (APU), le SMPT nominal a progressé de 2,8 % en 2020, après + 1,4 % en 2019. Il a été notamment dynamisé par les versements de primes exceptionnelles aux agents mobilisés dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire et par les revalorisations dans la fonction publique hospitalière, prévues par les accords du Ségur de la santé.

 

 


Mise à jour en septembre 2021